LE BIEN QUE DIEU N’AIME PAS

Parfois notre conception du bien est diamétralement opposée à celle de Dieu. Souvent, ce que nous appelons mal est bien aux yeux de Dieu, et ce que nous appelons bien est mal aux yeux de Dieu. Les passages bibliques ci-après illustrent merveilleusement bien cet état de choses.

  • « Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, Et mes pensées au-dessus de vos pensées. »
  • « Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. »
  • « Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu.
  • Aussi est-il écrit : Il prend les sages dans leur ruse. »

En vérité, cette méprise dans l’appréciation des choses est aussi vieille que la désobéissance de l’homme dans le jardin d’Éden, dès le commencement de l’histoire de l’humanité. C’est là en effet que Dieu a interdit à l’homme de manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

Il est intéressant de constater que dans ce fruit il n’y avait pas que la connaissance du mal…il y avait aussi la connaissance du bien. Ce qui a attiré Ève vers cet arbre n’est pas le mal qu’il portait, mais plutôt le bien qu’il contenait !

« La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea. »

Et Dieu dit : Je ne veux pas de ce bien-là ! C’est une notion du bien qui est rebelle à Dieu, car elle pousse les hommes à décider eux-mêmes de ce qui est juste et bon à leurs yeux, indépendamment de la Parole de Dieu.

Dieu dit que telle chose était mauvaise, mais Ève jugea que cette chose-là n’était pas si mauvaise que cela, et même qu’elle était une bonne chose. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai eu à m’entretenir avec des couples de jeunes chrétiens qui ne voyaient pas de mal à vivre ensemble et à se connaître sexuellement avant le mariage. Pour fonder leur choix, ces jeunes célibataires prétextaient de s’aimer, et d’avoir, de toute façon, l’intention de se marier.

Or, « l’amour » étant une bonne chose en soi, ils en déduisaient que ce qu’ils faisaient était bon et que leur choix n’était nullement proscrit !

À l’évidence, l’insoumission de tels jeunes gens à l’autorité de la parole de Dieu est bien manifeste ; selon qu’il est écrit : « Fuyez l’immoralité sexuelle. Tout autre péché qu’un homme commet est extérieur à son corps, mais celui qui se livre à l’immortalité sexuelle pèche contre son propre corps. »

Comme Ève et Adam, ces jeunes chrétiens se fient à leur propre jugement au détriment de la parole de Dieu et prennent leurs propres décisions qu’ils qualifient de bonnes.

Et certains le font de manière sincère. Hélas, dans ce cas comme dans bien d’autres, la sincérité n’est pas gage de vérité ; puisqu’il arrive même souvent que l’on soit sincèrement dans l’erreur. Bien souvent, ce qui est bon à nos yeux ne l’est pas forcément aux yeux de Dieu.

La difficulté de l’homme à faire le distinguo entre le bien et le mal selon Dieu, peut s’observer par exemple dans le cas assez illustrateur de Lot, le neveu d’Abraham. Il vit les belles plaines de Sodome et Gomorrhe et en fut ébloui ; ne sachant pas que ce lieu d’apparence paradisiaque était un vrai mirage rempli de péchés et couvait la mort.

Parfois les choses sont encore plus subtiles. En effet n’est-il pas un signe de réussite de vivre dans le confort d’une maison douillette avec son conjoint, ses beaux enfants, un emploi prisé, un bon salaire, une belle voiture avec l’assurance d’une retraite aisée ?

C’est la vie que plusieurs recherchent ! Mais n’existerait-il pas une vie plus exaltante et significative que le Seigneur vous réserve ? Jésus se définit comme la vie. Expérimentez la vie véritable que Dieu vous réserve. Toute vie en dehors de celle que le Seigneur a pour vous n’est qu’un semblant de vie ou encore une ombre de votre vie véritable. 

Certes, votre vie doit compter ! Mais elle doit compter d’abord aux yeux de Dieu. C’est en cela qu’il est essentiel de discerner avant tout ce qui compte à Ses yeux. « Ne suivez pas les coutumes du monde où nous vivons, mais laissez Dieu vous transformer en vous donnant une intelligence nouvelle. Ainsi, vous pourrez savoir ce qu’il veut : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. »

Si vous n’avez pas l’intelligence renouvelée, alors il vous est impossible de discerner le meilleur que Dieu veut pour votre vie. Vous risquez de prendre pour référence ce que le monde propose et votre baromètre de réussite serait alors totalement déréglé.

Quel script inscrit dans votre cœur suivez-vous dans votre quotidien ? Qui a tracé votre feuille de route interne ? Le système de ce monde ou la Parole de Dieu pour votre vie ? Construisez-vous votre vie sur le sable éphémère et instable de l’indépendance vis-à-vis de Dieu ou sur le roc inébranlable et pérenne de Sa Parole ?

 

« Extrait de : STOP MA VIE DOIT COMPTER – VOLUME 1 »

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